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GABON La société civile appelle au boycott de la CAN 2017

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La société civile  appelle au boycott de la CAN 2017

Comme annoncé, le Gabon est le pays hôte de la 31ème  édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Avant le top départ, la société civile gabonaise avait appelé à protester contre l’organisation de cet événement continental. retour sur les causes d'une telle décision.

C’en est peut-être pas encore fini des affres au Gabon. Depuis les élections présidentielles tumultueuses qui ont finalement déclaré Ali Bongo vainqueur, le pays vit une situation d’incertitudes. La Coupe d’Afrique des nations Can 2017, qui sonne comme une bouffée d’air, pour oublier les récentes violences, suscite des polémiques. Le Gabon ne serait en situation de mobiliser sa population autour de la CAN de cette année.

Un pays au bord de la banqueroute?

Les récents litiges de la dernière présidentielle qui ont laissé des séquelles, l’environnement social et politique du pays ainsi que la crise économique du pays traversée par des licenciements et des grèves généralisés dans presque tous les secteurs sont autant de raisons valables de la protestation. Les citoyens sont de plus en plus  démotivés.

 Politisation du football ?

 Selon  Georges Mpaga, président du conseil d’administration du réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon « Le sport doit être un des éléments clés de la promotion de la démocratie. Quand on sait que les élèves sont à même le sol dans les salles de classe, M. Ali bongo qui n’arrive pas à construire un seul établissement depuis son arrivée au pouvoir, les universités dans le chaos (…) Organiser un tel événement onéreux ne se justifie pas ». As–t-il affirmé sur les antennes de la radio VOA Afrique. Le pays n’est pas dans les conditions pour accueillir un évènement d’une telle envergure avec un Chef d’Etat qui devrait plutôt se pencher sur les  préoccupations et les besoins de son peuple qui a du mal à joindre les deux bouts.

Pour l’heure, le coût des billets d’entrée seraient vendus à moins de 1 Dollar. Notons que ce rendez-vous biannuel, souvent générateur de revenus pour les pays en voie de développement, attend des milliers de participants. WAIT TO SEE.

                                                                                                                                                                                                       Bérénice Tetchi