Mutinerie en Côte d’Ivoire: Les lourdes consequences de 4 jours de blocage

La facture risque d’être salée! Au terme de quatre jours de mutineries qui ont fait craindre le pire, c’est une Côte d’Ivoire impactée par la chute des cours du cacao qui évalue le coût du blocage de son économie déjà sous pression. Après avoir annoncé l’aboutissement d’un accord, les membres du gouvernement d’Amadou Gon Coulibaly vont sortir les calculettes pour évaluer l’addition de ces actes de rébellion. Alassane Ouattara et son équipe jouent ici un exercice d’équilibriste avec en toile de fond, des coupes budgétaires.

Ironie du sort ou conjonction d’évènements malvenus ? Alors que la mutinerie arrivait aux villes, les cours du cacao, principal argument du gouvernement pour faire avaler la pilule de l’austérité, bondissaient de 4,4%, sans doute sous l’effet d’une spéculation autour d’une probable baisse de la production.

Néanmoins, la facture des mutineries est plus salée. A l’enveloppe que l’Etat ivoirien doit décaisser, il faut désormais y ajouter l’addition de quatre jours d’arrêt des activités dans le pays. Il faut aussi joindre à cette note, les dégâts matériels observés dans les différentes villes et dans une moindre mesure, les actes de vandalisme. Sans compter l’impact que ces quatre jours de peur auront sur l’image d’une Côte d’Ivoire qui s’apprête à accueillir en juillet prochain, les Jeux de la Francophonie.

La facture est très amère pour l’Etat. Pour plusieurs Ivoiriens, là où la promesse de satisfaire les mutins aurait pu être réalisée depuis janvier, leur gouvernement n’aura fait que retarder l’échéance au prix de longs jours de terreur et d’incertitudes, pour finalement passer à la caisse.

Post Author: boateng

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