Au Rwanda comme en Bosnie, les agresseurs ont été préservés par l’armée française, raconte un ancien militaire

« Sept mois plus tôt, nous étions intervenus au Rwanda sans jamais nous en prendre aux génocidaires. À Sarajevo, nous étions censés protéger la ville assiégée, mais dans les faits nous avions l’interdiction de nous en prendre aux agresseurs, qui étaient les Serbes. », confie-t-il à JA.

Entre janvier et juillet 1995, Guillaume Ancel a guidé, en tant que contrôleur aérien avancé, une centaine de frappes contre l’artillerie serbe. « Mais à chaque fois, au moment où les chasseurs survolaient nos têtes, nous avons reçu un contre-ordre in extremis », s’étonne-t-il.

Vingt ans après, estime Ancel, « au Rwanda comme à Sarajevo, l’obligation de réserve doit s’effacer devant la connaissance historique ».

source: Jeune Afrique

Post Author: boateng

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *